Béton bas carbone : quel intérêt ?

Feb 10, 2023 | Article, Novade

Les acteurs du monde de la construction se sont engagés à réduire de 20 à 30 % leur empreinte carbone d’ici 2050, afin de répondre aux objectifs de la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC). Parmi l’ensemble des matériaux employés dans le secteur du bâtiment, le béton est celui qui émet le plus de gaz à effet de serre lors de sa réalisation. C’est pourquoi les professionnels de l’industrie cimentière développent des formulations de béton bas carbone. L’usage d’un logiciel de suivi de chantier tel que Novade permet de collecter et transmettre toutes les informations relatives à la mise en œuvre de béton bas carbone, et de suivre son exploitation. Cette solution permet de s’assurer que le béton coulé est conforme aux dosages prévus, afin de respecter le cahier des charges, d’éviter toute reprise et de limiter ainsi son impact environnemental.

Quels enjeux poussent les acteurs de la construction à se tourner vers l’utilisation d’un béton bas carbone ? Quelles sont ses spécificités ? Comment un logiciel de suivi de chantier permet-il de suivre son exploitation sur les chantiers ?

logiciel de suivi de chantier

Les enjeux derrière l’utilisation d’un béton bas carbone

Le secteur du bâtiment représente, à lui tout seul, 10 % des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial. Le béton, quant à lui, constitue la moitié de ce pourcentage. Chaque année, ce sont près de 4 Gt de ciment qui sont produites dans le monde. Il est alors essentiel de développer des formulations beaucoup moins polluantes. 

Le béton est un matériau composé principalement de ciment, d’eau, de granulats (comme le sable) et parfois d’adjuvants. Bien qu’il ne constitue que 11,74 % de la masse totale du béton, la fabrication du ciment émet à elle toute seule près de 98 % du total de carbone de ce matériau. 

C’est plus particulièrement son composant principal, le clinker, qui est très polluant. Sa fabrication nécessite, en effet, de chauffer la matière à 1 450 °C en employant des combustibles. 

En remplaçant le ciment traditionnel par des additions minérales, il est possible de réduire l’empreinte carbone du béton de près de 70 %. C’est pourquoi le terme de “béton bas carbone” est parfois remplacé au profit de la terminologie “ciment bas carbone” ou “béton vert”.   

Une entreprise qui a recours à un tel béton pour réduire son empreinte carbone doit néanmoins s’engager à mener une réflexion plus large sur l’impact environnemental général de ses futurs projets de construction.

Béton bas carbone : de quoi s’agit-il ?

Qu’est-ce qu’un béton bas carbone ?

Le béton bas carbone est constitué de ciment industriel, auquel ont été ajoutés des composés minéraux, tels que des laitiers de hauts fourneaux, des cendres volantes ou bien encore de l’argile calciné. 

Toutefois, il n’existe pas encore de réglementation au sujet de l’appellation “bas carbone”. En effet, la méthode destinée à évaluer la réduction des gaz à effets de serre (ou eges) du béton n’est pas encore instituée. 

Ce terme est néanmoins employé pour qualifier un béton qui génère moins d’eges qu’un béton de référence, tout en possédant des performances équivalentes. 

Cette comparaison ne peut cependant être effectuée que sur des bétons qui ont la même unité fonctionnelle, c’est-à-dire qui sont employés pour la même performance et la même durée d’utilisation. 

Le calcul des eges, exprimés en kg eq.CO2, est d’ailleurs soumis à la norme NF EN 15 804+A2 (relative à l’impact environnemental d’un produit de construction), complétée par la norme NF EN 16 757 (concernant la composition du béton et les produits fabriqués dans cette matière). 

Cette première norme est actuellement révisée par la Commission européenne en charge de l’évaluation de l’empreinte environnementale des produits (PEF : Product Environmental Footprint).

Les différents types de béton bas carbone

Il existe actuellement cinq types de béton bas carbone utilisés dans l’industrie de la construction :

  • Les bétons formulés à base de ciment couvrant la NF EN 197-1. 
  • La formulation de ces bétons optimise leur teneur en clinker, en utilisant des adjuvants ou en modifiant leur liant. Conformes à la norme NF EN206/CN, ils permettent de réduire leur impact environnemental de 20 à 40 % (voire parfois plus) par rapport à un béton formulé au CEM 15. Ils peuvent être employés en tant que béton d’ingénierie (norme NF EN 206/CN).

    S’ils sont durables, ils nécessitent néanmoins quelques précautions d’usage et aménagements, notamment lorsqu’il fait froid, comme un allongement de la durée de cure.

  • Les ciments sursulfatés.
  • Leur formulation est pauvre en clinker. En effet, leur liant est composé, en majorité, de sulfate de calcium et de laitier granulé broyé de haut-fourneau. Ils peuvent être utilisés pour réaliser des fondations ou des structures massives. Néanmoins, le développement de leur résistance mécanique est lent. C’est pourquoi ils sont encore peu employés. Ils sont autorisés par la norme NF EN 206/CN, et encadrés par la NF EN 15 743.

  • Les bétons bas carbone validés par une approche performantielle.
  • Abordée dans la norme NF EN 206/CN, cette approche prédictive est fondée sur des indicateurs de durabilité et de performance, ainsi que sur des seuils spécifiques à respecter. Elle peut être utilisée pour toutes les classes d’exposition du béton.

  • Les bétons obtenus par activation des laitiers de haut-fourneau. 
  • Les laitiers de haut-fourneau sont des scories qui se forment lors de l’élaboration de la fonte. Ces matériaux doivent être vitrifiés et broyés, afin d’offrir une certaine réactivité.

  • Les bétons émergeants, tels que les géopolymères ou les ciments sulfo-alumineux. 

Comment suivre l’impact environnemental des matériaux de construction utilisés pour vos projets ?

Le logiciel de suivi de chantier Novade assure la bonne utilisation et facilite le suivi de la consommation en temps réel des matériaux exploités sur les chantiers de construction, dont celui du béton bas carbone. 

Ce logiciel et son application permettent de digitaliser la fiche de suivi de bétonnage. Sa saisie est simplifiée, notamment grâce à l’option QR code. Elle permet de scanner les bons de livraison, et d’afficher toutes les informations correspondantes, dont celles de la quantité et de la formulation du béton associé. 

Cette fonctionnalité garantit que la bonne formule de béton est coulée au bon endroit, grâce à un système d’alerte. Cette option évite ainsi les non-conformités, et donc les reprises, sources importantes d’émissions de carbone.

L’ensemble des données collectées sont ensuite visibles depuis les tableaux de bord de l’application par tous les acteurs du chantier qui disposent des droits d’accès. Cette option permet de suivre en temps réel la consommation de carbone, afin d’identifier rapidement toute surconsommation. Elle garantit aussi la traçabilité des opérations menées sur le chantier, et leur conformité au regard du cahier des charges.

Le développement d’un béton bas carbone est un enjeu majeur pour réduire l’impact environnemental du secteur de la construction. L’utilisation d’un logiciel de suivi de chantier tel que Novade facilite la mise en place, le suivi et le contrôle de l’utilisation du béton bas carbone sur les chantiers. 

Pour découvrir l’ensemble des bénéfices de cette application pour vos projets de constructions, téléchargez gratuitement notre e-book Suivi de chantier : il est temps de préparer l’avenir.

NOVADE EST UN LOGICIEL COMPLET DE SUIVI DE CHANTIER

CONTACTEZ-NOUS POUR UNE DÉMONSTRATION PERSONNALISÉS AVEC UN EXPERT